C'est moi qui paye le taxi, j'en éprouve une joie malsaine. Je le déshabille dans l'ascenseur. Je déchire sa chemise en espérant que c'est sa préférée. Il est trop surpris par sa bonne fortune pour esquisser la moindre protestation. Il crispe ses doigts sur ma chair souffrante. Sous ma jupe, il n'y a rien. J'introduis la clef dans la serrure. Je l'entraine dans la bibliothèque. C'est ma pièce préférée. Je le pousse sur un fauteuil en cuir. J'arrache mon bustier. Je suis complètement nue. Je m'attaque à son jean que j'envoie voler dans la cheminée. Il bande, l'imbécile. Je l'enfourche d'un seul coup, les jambes de part et d'autre du fauteuil, je veux dominer. Je ramasse sa chemise qui traine par terre, je fais semblant de jouer avec, et je lui mets sur la tête. Je ne veux pas subir la vision apocalyptique de ce pitoyable rictus de jouissance, de ces yeux exorbités, de cette bouche béante. Je vais et je viens, c'est moi qui fais tout le boulot. Je dégage ses mains qui tentent d'explorer mon corps, qui caressent mes cheveux, et je les maintiens derrière le dossier du fauteuil. Je ne veux que sa bite. Pour le traumatiser complètement, je saisis la télécommande sur la table basse. Dans la chaine, il y a La Traviata. Je mets le son a fond, je n'ai pas envie d'entendre ses gémissements. Ce n'est pas assez sale. J'ai besoin de me souiller, de me faire mal, de me blesser de manière irréversible. Je veux n'être plus capable de me regarder dans une glace. Je lui demande de me faire ce qu'il fait à ses petits copains du Queen. Il se soumet, il a peur de moi.
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